Projet Öko : l’international au service du savoir

Projet Öko : l’international au service du savoir

Öko, trois lettres qui représentent un projet d’envergure au sein de la Maîtrise en gestion de projet. Accompagnés de la professeure Marie-Douce Primeau, six étudiants ont cette année eu la chance de s’envoler vers une destination afin d’en étudier les pratiques en gestion de projet d’un pays en particulier. Pour cette édition 2017-2018, les membres du projet que l’on appelle également « délégation » ont entrepris d’observer l’Allemagne et son approche de l’acceptabilité sociale. Nous avons eu la chance de rencontrer trois personnes de l’équipe : Patricia Tessier, Vincent Billon et Véronique Moreau ; respectivement gestionnaire de projet, gestionnaire des connaissances et responsable des communications.

Pourquoi avoir choisi de représenter la Maîtrise en gestion de projet à l’international ?

Véronique : En fait quand on a choisi de faire partie de ce projet, on savait que l’on allait devoir représenter la maîtrise à l’international. Moi personnellement je me suis mis là-dedans, car c’était une bonne occasion de sortir du Québec. Justement, au Québec, on apprend d’une certaine manière et aller à l’international c’est un bon moyen d’apprendre autre chose. De plus c’est quand même le fun d’aller représenter une maîtrise qui est reconnue à l’international

Vincent : C’est vrai que l’aspect représentation est l’un des objectifs du projet, mais après ce n’est pas l’élément qui a attiré la majeure partie du groupe, c’est vraiment l’idée d’aller apprendre ce qui se fait à l’étranger.

Patricia : On est quand même fiers de notre programme, on est content de pouvoir le représenter à l’international, de le présenter à chaque partenaire que l’on rencontre. La délégation c’est une représentation de la maîtrise à l’international donc on va remplir nos objectifs avec beaucoup d’enthousiasme !

Est-ce vous qui avez choisi votre destination ? Si oui, pourquoi l’Allemagne ?

Vincent : Ça a été une décision d’équipe, ça ne s’est pas fait rapidement. En fait, on a commencé par choisir la thématique avant de sélectionner la destination. On s’est donc intéressé à la question de l’acceptabilité sociale et c’est la première chose sur laquelle on s’est entendue. Ce sujet est tellement large que sur les conseils du comité directeur on a voulu cibler des catégories de projets en particulier et on a vu que ce qui bougeait beaucoup à Montréal en ce moment c’était les questions de mobilité. En faisant un peu le tour des pays qui pouvaient à la fois servir de modèle et qui possédaient une réalité suffisamment proche du Québec, on s’est rapidement tourné vers l’Allemagne.

Quelle sera votre stratégie sur place ? Allez-vous vous positionner dans un rôle d’élèves ou comptez-vous transmettre également vos connaissances en gestion de projets ?

Patricia : C’est surtout dans un rôle d’élève que l’on veut se mettre, car on considère que l’Allemagne se démarque par sa gestion des parties prenantes pour mener à une acceptabilité sociale. On veut vraiment aller chercher les meilleures pratiques pour essayer de les ramener au Québec. Par contre, on a quand même eu beaucoup d’intérêts de la part de nos partenaires à l’étranger, dont un qui aimerait que l’on fasse un atelier avec eux afin d’échanger sur les difficultés qui entourent les projets de mobilité et d’acceptabilité sociale.

Justement, pourquoi ce sujet de l’acceptabilité sociale ?

Patricia : Ces dernières années au Québec, les revendications citoyennes où les individus s’opposent à des réalisations de projets se sont accentuées. Ces actions ne sont pas beaucoup prises en considération donc la question est : est-ce que les projets vont être bénéfiques à long terme ? Cela nous intéressait de voir en quoi l’acceptabilité sociale peut contribuer au succès du projet, d’aller en dehors du Triangle d’or et d’étudier l’impact de l’acceptabilité sur le long terme.

Véronique Sur un plan plus personnel, je pense que ce sujet faisait partie des valeurs communes des membres du projet. On associe beaucoup l’acceptabilité sociale au développement durable et c’est une approche qui nous tient tous à cœur.

Vous avez un super gestionnaire des connaissances (rire) on entend souvent ce terme « gestion des connaissances » au sein de la maîtrise, est-ce que vous pourriez me définir ce que c’est?

Vincent : la gestion des connaissances, c’est recevoir les leçons apprises et mettre en place des stratégies de rétentions puis de diffusion de l’information. Mon rôle a surtout été de mettre en place des ateliers et de coordonner des activités qui nous mener au choix de notre thématique et ensuite proposer des stratégies pour pouvoir recueillir et consolider et diffuser les idées et les leçons apprises en Allemagne.

Donc, selon votre point de vue, la gestion des connaissances est le cœur de l’expertise de la délégation?

Vincent : C’est surtout la face visible de l’iceberg. Les livrables vont en effet être des conférences et un recueil de leçons apprises, mais sans les efforts de communication, de logistique, de recherche de financement, etc. cela n’aurait pas du tout existé. Donc c’est ce qui est visible, mais ce n’est qu’une partie du projet.

Pour vous c’est important de continuer les échanges d’expertise en gestion de projet à l’international?

Véronique  Cela amène des visions extérieures, une autre culture. Nous apprenons d’une certaine façon et c’est certain qu’en arrivant là-bas on va découvrir plein de nouvelles pratiques. Je pense que tout programmes devrait avoir un projet semblable, je trouve ça enrichissant et en même temps ça fait rayonner le programme à l’international, ça fait mettre en pratique ce que l’on apprend à l’école et ça permet de mettre en place une cohésion d’équipe vraiment cool !

L’Allemagne est une plaque tournante de la vie étudiante en Europe, ainsi qu’un pays possédant une histoire et une culture forte. Comptez-vous prendre le temps de sortir et de découvrir les différentes villes dans lesquelles vous vous rendez ?

Véronique : La culture du pays va influencer les pratiques en gestion de projet. Dans le cadre d’un projet de recherche ou d’un projet professionnel à l’étranger, c’est important de découvrir cette culture. Lorsque l’on ira en ville, par exemple l’éco quartier que l’on va visiter à Friebourg, ce sera à nous de faire les liens avec les leçons apprises reçues en entreprise. Nous avons évidemment prévu du temps pour visiter les attractions majeures dans chacune des villes et apprécier les nuances régionales de cette riche culture.

Vincent : On s’est donné les dimanches comme jour libre, on fera de la visite et de la culture !

En tant que dernière équipe issue du projet de la délégation, sentez-vous une certaine responsabilité sur vos épaules ?

Patricia : Non pas de pression, c’est juste un peu dommage que d’autres personnes ne revivent pas l’expérience de la délégation !

Justement, c’est la dernière question, avez-vous un conseil pour les étudiants qui souhaitent relancer un projet à l’international ?

Patricia : Si vous voulez partir des projets dans le cadre du cours MGP7180, il faut passer à travers les phases d’un projet qui s’inscrit dans l’échéancier du cours. Avec la Délégation, il n’est pas possible de respecter le calendrier du cours parce que la portée du projet est trop considérable.

Véronique : S affilier à un organisme maîtrise ce type de projets peut être une solution. L’affaire qui fait que c’est vraiment long, c’est la recherche de financement. Si tu as déjà une organisation qui a un projet, ça peut être plus facile !

 

Auteur : Xavier Rosalie