Entrevue avec David Brazeau

David Brazeau, MGP, PMP

David Brazeau œuvre dans le domaine de la gestion de projets depuis 1989. Il a occupé, à la Société de transport de Montréal (STM), tour à tour les postes de planificateur, coordonnateur, directeur de projets et responsable des services aux projets pour le Bureau de projets équipements fixes du métro. David, diplômé de la MGP et PMP depuis 1994, est formateur pour les cours de préparation aux examens du PMP et CAPM pour le PMI chapitre de Montréal depuis 1995.

«Une entrevue avec un gestionnaire de projet chevronné»

Pourquoi avez-vous choisi de faire la maitrise en gestion de projet alors que vous aviez déjà un emploi stimulant à la STM?

À la STM en 1991, lorsque tu n’étais pas dans les opérations, tu faisais un projet. Tout le monde était dans un projet, le mot projet était très galvaudé et utilisé. Afin de se distinguer et de rendre le département plus formel et officiel, le patron a proposé d’aller se chercher soit une maîtrise (MGP) ou une certification (PMP). Puisque je n’avais pas de formation en gestion de projet, j’ai choisi la maîtrise pour ainsi avoir une base. Ensuite, je suis allé faire le PMP.

Comment la maîtrise en gestion de projet vous a-t-elle aidé dans votre travail?

La maîtrise en gestion de projet m’a donné une base solide. Je considère que l’éducation permet de donner des points de références. Ce n’est pas de se souvenir de tout mais bien de savoir à quel endroit aller chercher l’information. De plus, cette formation donne une crédibilité auprès des gens.

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans le métier de gestionnaire de projet?

Ce qui est motivant pour moi est la livraison du projet, car à la fin tu as quelque chose que tu donnes à quelqu’un. Un projet n’existe pas seul, il a une raison d’être et des bénéfices à en tirer. Le projet existe pour corriger et/ou améliorer quelque chose. Je suis motivé de savoir que je vais pouvoir changer quelque chose pour quelqu’un à quelque part. De plus, j’aime l’incertitude, le risque et le changement amenés par le projet. C’est motivant de se demander si on va être capable de livrer quelque chose qui va réellement améliorer les choses.

Par ailleurs, la relation d’aide est quelque chose qui me motive. J’aime prendre du temps pour répondre aux questions des autres et de les aider dans leurs problèmes quotidiens.

Quels outils/méthodologies vous sont le plus utiles dans la gestion des équipes ?

Selon moi, il n’y a pas vraiment d’outils pour faire la gestion des équipes. Ce que je considère qui est important est de bien connaitre son équipe et surtout de trouver ce qui les motive pour ensuite leur donner des tâches qui les motivent. Par contre, il faut être conscient qu’on ne peut pas faire plaisir à tout le monde et certains seront mécontents. Il n’y a pas de recette, il faut être présent pour son équipe, être à l’écoute et être transparent. Aussi, c’est important de se connaître et de savoir son style de gestion pour être honnête avec soi-même.

Quels sont les plus gros défis que vous rencontriez dans votre travail? Comment y faisiez-vous face?

Le côté humain est un grand défi en gestion de projet. De plus, comprendre ce que le client veut et identifier son besoin figurent parmi les défis. Il faut donc constamment clarifier le mandat avec le client. Pour ce faire, le cadre logique en début de projet peut être très aidant. Aussi, pour y faire face, je questionne et je demande souvent «pourquoi» au client.

Rédigé en novembre 2015