Derrière les portes du Ministère des transports du Québec

Mariam Ponton

Finissante à la maîtrise en gestion de projet de l’ESG UQAM et bachelière en gestion publique de l’UQAM, Mariam a réalisé un stage au sein du ministère des Transports du Québec à l’été 2014 dans le domaine des structures. Cultivant des intérêts pluriels, notamment pour l’administration publique et le développement durable, elle souhaite mettre à profit son expérience en gestion de projet dans l’une ou l’autre de ces avenues.

«Un pont est une structure plus grande que nature. Voici comment la gestion de projet permet de concrétiser cet ouvrage d’art.»

Le Brooklyn Bridge à New York et le Golden Gate Bridge à San Francisco sont des exemples de ponts qui marquent notre imaginaire collectif et qui nous éblouissent par leur splendeur.

Toutefois, avant d’obtenir ces chefs d’œuvre du génie civil, il importe de prendre conscience de la gestion inhérente à la création de ces derniers.

Au Québec, c’est le ministère des Transports du Québec (MTQ) qui contribue à la réfection de l’ensemble des infrastructures routières.

Le MTQ en quelques mots…

Relevant du palier de gouvernement provincial, la mission du MTQ consiste à

assurer, sur tout le territoire, la mobilité durable des personnes et des marchandises par des systèmes de transport efficaces et sécuritaires qui contribuent au développement du Québec. (Québec, 2014)

Compte tenu de la quantité importante de projets à gérer, il est devenu nécessaire pour le Ministère d’adopter une méthodologie basée sur la gestion de projet. Le MTQ s’est récemment fixé pour objectif d’appliquer cette méthodologie à tous les projets de plus de 5 M$ d’ici avril 2016.

Les projets routiers au MTQ se divisent en quatre catégories : les chaussées (routes), les structures (ponts), l’amélioration et le développement du réseau routier et les grands projets. Les projets sont généralement initiés afin de réaliser des travaux de réfection des infrastructures existantes ou ils viennent d’un besoin de développer le réseau routier pour accommoder la progression constante du parc automobile.

Les compétences-clés d’un gestionnaire de projet

Connaître le cadre légal

Plusieurs lois encadrent la réalisation des projets routiers. Il importe pour un gestionnaire de projet de connaître par exemple les lois environnementales, les lois sur l’attribution de contrat, les règlementations municipales, etc.

Être sensible aux parties prenantes

Les trois paliers gouvernementaux – fédéral, provincial et municipal – peuvent être impliqués dans les projets du Ministère. Cela rend parfois la gestion des projets plus complexe parce que leurs intérêts et leurs pouvoirs sont différents. D’où l’importance pour le gestionnaire de projet de bien connaître toutes les parties prenantes touchées par son projet.

Les enjeux des projets routiers

L’annulation de projet, une réalité pratiquement impossible

Étant donné que la mission du Ministère est de veiller à la sécurité des usagers de la route, il est généralement impossible d’annuler les projets de réfection des chaussées et structures. Cela témoigne de la nature publique de l’organisation qui contraste avec d’autres secteurs d’activités.

Les travaux de construction, une étude des cônes orange

Dès la phase de conception du projet, tous les détails doivent être pris en considération. Par exemple, le choix des routes de détournement devra être négocié en concertation avec les municipalités concernées. C’est le scénario qui présente le moins d’impact pour la circulation des usagers qui sera toujours privilégié. Ainsi, chaque cône orange que nous rencontrons sur nos routes n’est pas le fruit du hasard!

L’environnement, une préoccupation importante

Dans tous les projets routiers entrepris, l’aspect environnemental est pris en compte, de la préservation d’une espèce animale aux considérations liées à l’aménagement paysager. Les efforts investis par le Ministère à cet égard témoignent de sa volonté de préserver la nature.

Il y a fort à parier que les gestionnaires de projet du Ministère seront très occupés au cours des prochaines années avec la construction du nouveau pont Champlain. En plus de faciliter le démarrage des travaux de construction, ils devront gérer les désagréments associés à la gestion de la circulation. Ils auront certainement besoin de jeunes gestionnaires compétents pour rejoindre leur rang.

Rédigé en novembre 2014

Références